TIPS AND TRICKS

COMMENT LIRE LE NOM D'UNE ORCHIDÉE

Les orchidées disponibles sur le marché sont soit des espèces, soit des hybrides. 

Les espèces sont désignées par deux mots latins en italique, le premier désigne le genre et la première lettre seulement est en majuscule, le second désigne l'espèce, et est en minuscule. La variété sera aussi en italique. Parfois, s'y rajoutent le nom de la variété, le nom de clone ainsi que la mention, si la plante a reçu un prix lors d’un jugement.

Exemples:  

Paphiopedilum rothschildianum `Mont Millais’ FCC/RHS

       -- genre --              -- espèce --            -- nom de clone --  -- mention --

Phalaenopsis stuartiana var. nobilis

       -- genre --        -- espèce --           -- variété --  

Les hybrides sont désignés par deux noms dont la première lettre est en majuscule: le genre  (toujours en italique) et le grex (nom du croisement, enregistré auprès de la RHS (Royal Horticultural Society) et souvent suivi d’un troisième, le nom de clone dans le cas d’une sélection provenant d’un grex. Ce dernier est obligatoire lorsque la plante est jugée et remporte un prix. La mention méritée suit le nom de clone.

Exemple:  Phragmipedium Schoederae ‘Coos Bay’ AM /AOS

                               -- genre --              -- grex--     -- nom de clone --  -- mention --

Hybrides complexes et intergénériques

Il s’agit d’hybrides issus d’un croisement entre une espèce et un hybride ou de deux hybrides d’un même genre.

Pour les hybrides intergénériques, ce sont des hybrides issus du croisement entre espèces ou hybrides de genres différents mais appartenant à la même famille botanique qui sont compatibles génétiquement. Le nom du croisement intergénérique sera en italique.

 

Exemple:  X Potinara Hoku Gem

 

Hybrides naturels

Ce sont des plantes provenant de la nature. Ce croisement provient du fait que 2 colonies (ou plus) d’espèces d’un même genre sont établies à proximité l’une de l’autre rendant le croisement possible par les insectes pollinisateurs présents sur le site. Seulement ces plantes hybrides seront inscrites en italique et un ‘x’ sera inséré entre le genre et le nom du grex (en minuscule)

Exemple:  Phalaenopsis x leucorrhoda

Cette règle ne s’applique pas pour ces mêmes hybrides qui seraient refaits artificiellement. Dans de cas, il n’y aura pas de ‘x’ , le nom de grex ne sera pas en italique et la première lettre du nom de grex sera en majuscule.

Exemple: Phalaenopsis Leucorrhoda

 

Dans certains cas, on n’aura qu’à enlever le ‘x’ et mettre la première lettre du nom de grex en majuscule et dans d’autres cas, un tout autre nom de grex sera utilisé. (consulter le site su RHS pour le registre des noms d’hybrides)

 
 
INITIATION FLORALE CHEZ LES PHALAENOPSIS

La période d’initiation florale pour les Phalaenopsis qui fleurissent en hiver (espèces et hybrides) va de 4 à 8 semaines et débute à la fin de l’été. Dès le mois de septembre, on doit:

Phalaenopsis_2.jpg
Température et photopériode

Obtenir une variation de température entre le jour et la nuit d’environ 8 degrés, donc la température nocturne doit être plus fraîche, mais pas plus basse que 15@C. Le jour, elle doit être plus chaude. Pour la culture sous éclairage artificiel, ajuster la minuterie à 12h de jour et 12h de nuit.

Luminosité

Rapprocher les plantes de la source lumineuse, fenêtre orientée au sud-ouest ou éclairage artificiel. Dans ce cas, rapprocher les plantes à 15 cm des tubes, dans le cas de néons. Probablement plus pour autres sources plus puissantes afin d’éviter les brûlures.

Arrosage et fertilisation

  • Bien laisser sécher le substrat entre les arrosages

  • Fertiliser, au quart de la dose recommandée par le fabricant avec un engrais riche en et potassium (12-0-44)

  • Garder une bonne ventilation

  • Dès l’apparition des tiges florales, diminuer l’intensité lumineuse, augmenter la fréquence de fertilisation au quart de la dose avec un engrais plus balancé (21-5-20, 10-4-3) pour la croissance de la hampe florale.

  • L’arrosage à l’eau claire se fait une à 2 fois par mois pour lessiver le substrat de l’accumulation de sels minéraux.

 

Pour une deuxième floraison sur la même tige: couper la tige florale juste au-dessus du dernier bourgeon dormant en dessous de la première fleur (fanée). Il se produira un embranchement avec de nouvelles fleurs. Seule restriction, s'assurer que la plante est mature (plus de deux feuilles) et bien vigoureuse. Afin de ne pas épuiser la plante, il n’est pas conseillé de faire cette méthode plus d’une fois.

RÉCEPTION DE PLANTES REÇUES À RACINES NUES

 

Inspection

La première des choses est de déballer délicatement chaque plante afin d’éviter de les endommager, ce qui ajouterait à l’énorme stress qu’elles ont subi pour vous être acheminées.

  • une fois déballées, inspecter et nettoyer au besoin, couper les feuilles brunes, racines mortes etc…

  • inspecter scrupuleusement chaque plante afin de pouvoir détecter la présence d’insectes ou de maladie. Si c’est le cas, les placer à part des autres afin d’éviter la contamination et traiter avec le produit ou la technique appropriée, suivant qu’il s’agit d’une maladie fongique, d’une maladie bactérienne ou de la présence d’insecte. Une fois fait, suivre les autres étapes.

  • vérifier l’état de la plante, son état de turgescence (rigidité normale des parties molles de la plante : tige, feuilles, pétales)

Rempotage direct

Si la plante est bien turgescente et son système racinaire en bon état, elle peut être rempotée immédiatement dans un pot (grès ou plastique) de petite dimension, proportionné à son système racinaire.

 

Pourquoi un petit pot ? Le système racinaire n’est pas encore bien fonctionnel suite au stress du voyage et au manque d’humidité. L’idée est de s’assurer que le substrat s’assèche rapidement entre les arrosages afin de prévenir la pourriture et d’encourager l’apparition de nouvelles racines.

 

On pourra, dans ce cas, utiliser un substrat approprié pour ce type de plante : soit, généralement,  un mélange à base d’écorce et de mousse de sphaigne

Trempage

Dans le cas de plantes en état de déshydratation (feuilles molles), pas de panique!! Avant de les rempoter, il faut les réhydrater. Pour ce faire, dans un contenant de bonne dimension , rempli d’eau sucrée tiède (5ml de sucre par litre d’eau) on immergera complètement la ou les plantes pour une durée de 2 à 3 heures. Assurez-vous de bien attacher les étiquettes d’identification à chaque plante si vous faites un ‘bain communautaire’ afin d’éviter des cauchemars d’identification ultérieurement!

Avant de rempoter, bien rincer les plantes à l’eau claire afin d’éliminer toute trace de sucre qui pourrait causer d’éventuels problèmes bactériens.

 

Par la suite, rempoter dans de petits pots (grès ou plastique) dans un mélange de mousse de sphaigne et grosse perlite pour la période d’hydratation, qui pourrait durer quelques semaines jusqu’à ce que la plante soit complètement turgescente. Par la suite, rempoter dans le substrat approprié pour ce type de plante.

Comme ces plantes ont été déshydratées et n’ont pas encore un système racinaire fonctionnel leur permettant d’absorber l’eau on doit bien laisser sécher le substrat afin d’éviter la pourriture des racines. Il faudra augmenter l’humidité ambiante autour de la plante pour contrer la déshydratation le temps que le système racinaire se réactive.

On placera donc ces plantes sous un éclairage tamisé, sous dôme ou dans un sac de plastique translucide afin de créer un milieu humide. De temps en temps, on ouvrira le sac ou le dôme pour laisser s’échapper le surplus d’humidité (condensation).

 

On pourra, par la suite, une fois que les plantes redeviennent turgescentes, les placer dans un lieu de culture approprié.

Soins après le rempotage

Ne pas placer immédiatement les nouvelles plantes avec votre collection afin d’éviter des risques de contamination (insectes, maladies).

Placer dans un endroit à éclairage tamisé pour le temps de la reprise de la croissance et ensuite on pourra les inclure dans la collection.

 

Ne pas fertiliser durant cette période.

On laisse bien sécher le substrat entre les arrosages, tant pour les plantes déshydratées que pour celles qui ont été rempotées immédiatement.

 

Augmenter l’humidité autour des plantes nouvellement acquises : humidificateur, plateaux avec du gravier.

 

On peut vaporiser régulièrement la base des plantes, comme par exemple les Cattleya, afin de favoriser l’apparition de nouvelles racines.

 

Faire dissoudre complètement un comprimé d’Aspirine à 500mg dans un gallon d’eau (4 litres) ou un comprimé d’aspirine à 325mg dans 3 l d’eau. Et à raison d’une ou 2 applications, maximum, à un mois d’intervalle,  vaporiser la base des plantes ou tout simplement arroser le substrat. Ce qui aura pour effet de stimuler la plante à faire de nouvelles racines.

 

Pour les plantes reçues en état de dormance, rempoter dans un substrat approprié dans un petit pot, bien arroser et ‘laisser tranquille’ le temps que la croissance reprenne. On peut vaporiser de temps en temps pour éviter la déshydratation, au besoin.

 
TRAITEMENT INSECTICIDE ÉCOLOGIQUE

Plusieurs problèmes d’insectes et de maladies peuvent être résolus par l’utilisation de produits domestiques sans avoir à utiliser des pesticides:

L'alcool à 70%

Dilué à 50% pour les feuillages tendres ou à 100% pour les autres. Avec un coton-tige ou en vaporisation contre les cochenilles, pucerons entre autres.​

La cannelle

Elle possède des propriétés antifongiques. À saupoudrer sur les plaies et portions de la plante affectées en surface par une maladie fongique.

Le Listerine

Utiliser le produit original, de couleur jaune. Il possède des propriétés antimicrobiennes et antifongiques. Utile pour désinfecter les plaies et les zones de culture.

Le savon noir

À diluer à raison de 15ml par litre d’eau. Peut être vaporisé pour les cochenilles, acariens, pucerons. Une semaine après le traitement, il est important de rincer le feuillage à l’eau afin d’éliminer tout résidu de savon et prévenir la phytotoxicité.

Huile horticole

Mélanger une partie d’huile pour 9 parties d’eau et vaporiser. Efficace contre les cochenilles, acariens, kermès, thrips, pucerons en asphyxiant ceux-ci (larves, œufs et insectes).

Ne pas faire ce traitement en plein soleil car il y aura risque de brûlure du feuillage. Ne pas faire un deuxième traitement après sept à dix jours, une couche trop épaisse d’huile bouchera les stomates et des risques de phytotoxicité risquent d’apparaitre. Traiter au bout de sept à 10 jours après ce traitement avec un mélange d’eau et de savon noir (15 ml/litre) pour dissoudre la couche d’huile.

Si vos plantes ont séjourné à l'extérieur durant l'été, il faut les traiter avant de les rentrer. On devra plonger les pots dans une solution insecticide et vaporiser le feuillage avec la même solution, cela une fois par semaine pour trois semaines. Le lendemain matin de la troisième semaine on peut rentrer les plantes.

Autres recettes également utiles à l’intérieur pour le contrôle des insectes nuisibles

Solution insecticide

  • 500 ml d'eau

  • 15 ml de savon à vaisselle bio ou savon noir

  • 500 ml d’alcool 70%

Huile d'ail

  • 3 têtes d'ail hachées dans 60 ml d'huile végétale. Laisser macérer 24 heures à la température de la pièce.

  • Passer au tamis puis ajouter 1 litre d'eau savonneuse (15 ml de savon à vaisselle bio pour 1 litre d'eau)

 
CONSEILS POUR L'ACHAT D'ORCHIDÉES

Lorsque vous achetez des orchidées, ne choisissez que les spécimens bien identifiés, bien empotés et en santé. Certains problèmes peuvent se manifester à retardement; gardez donc vos nouvelles acquisitions à l'écart du reste de votre collection pour une période de six semaines à six mois. N'achetez que des plantes qui ont été propagées artificiellement ou qui proviennent de producteurs reconnus. Ceci aide à la conservation des orchidées dans la nature. Le prélèvement des plantes en milieu naturel, même en petites quantités, par des collectionneurs bien intentionnés, mène tout droit à la disparition des populations résidentes. De plus, ces plantes, poussant en symbiose avec des champignons microscopiques, dépérissent souvent dès qu'elles sont transplantées.

 
 
PAPHIOPEDILUM CALCICOLES

L’ajout de calcium est souvent un apport recommandé pour certaines de vos plantes, qui peut leur être apporté selon l’espèce, par rapport à leur milieu de culture d’origine. Après plusieurs lectures et de nombreuses discussions avec des experts dans la culture des Paphiopedilum, on a  réussi à ébaucher ce tableau qui pourra vous aider dans votre culture. Il n’y a rien de très scientifique, mais après 40 années d’expérience, on souhaite qu’il pourra vous aider.

Liste des Paphiopedilum calcicoles

Paphiopedilum_hirsutissimum.jpg
UTILISATION DU FER CHELATÉ

L’ajout de fer chelaté permet de corriger les carences en fer présent dans presque toutes les cultures. Le produit peut être appliqué directement au sol ou application foliaire et associé aux engrais. Il est important de faire des tests de phytotoxicité afin de voir la réaction de vos plantes.

 

Le fer joue un rôle physiologique, notamment dans la respiration et la synthèse de la chlorophylle. Une carence en fer peut engendrer un arrêt de la photosynthèse alors s’ensuivront des dommages à la plante, souvent irréversible. Une carence en fer est d’abord visible par le jaunissement des feuilles alors que les nervures restent vertes, mais il est souvent trop tard.

 

Toujours faire attention aux signes visibles chez vos plantes.

 

Mise en garde:

  1. Souvent associé avec les pesticides, on doit faire des tests de compatibilité chimique.

  2. Bien respecter la dose recommandée, afin de ne pas créer de toxicité.

 
UTILISATION DU BACTOL

Le Bactol est utilisé  pour prévenir des attaques fongiques ou bactériennes.

Description du Bactol et de son utilisation